{"id":46,"date":"2019-01-25T13:55:55","date_gmt":"2019-01-25T18:55:55","guid":{"rendered":"http:\/\/portfolio-pre.uqac.ca\/gabarit\/?page_id=46"},"modified":"2023-02-13T08:43:17","modified_gmt":"2023-02-13T13:43:17","slug":"recherche","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/portfolio.uqac.ca\/eriklangevin\/recherche\/","title":{"rendered":"Recherche"},"content":{"rendered":"<h2><u>Projets de recherche<\/u><\/h2>\n<h2>Axe 1 : D\u00e9veloppement de la fili\u00e8re arch\u00e9ologie historique et industrielle au Saguenay-Lac-Saint-Jean<\/h2>\n<p><strong><u>Projet A<\/u><\/strong><u>\u00a0: Les fouilles arch\u00e9ologiques du site patrimonial du Poste de traite de Chicoutimi (DcEs-1)<\/u><\/p>\n<p>Le site patrimonial du Poste de traite de Chicoutimi est localis\u00e9 au confluent des rivi\u00e8res Saguenay et Chicoutimi. Il forme aujourd\u2019hui un triangle ins\u00e9r\u00e9 entre les propri\u00e9t\u00e9s longeant la rue Price, le boulevard Saguenay et le littoral ouest de la rivi\u00e8re Chicoutimi, dans un secteur urbanis\u00e9 de l&#8217;arrondissement municipal de Chicoutimi de la ville de Saguenay. Hormis la terrasse des chapelles, occup\u00e9e par la derni\u00e8re chapelle jusqu\u2019en 1930, le site a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 \u00e0 l\u2019abandon apr\u00e8s la fermeture de la scierie Price-McLeod en 1901 et le terrain a graduellement \u00e9t\u00e9 envahi par une couverture bois\u00e9e et arbustive. La construction du prolongement du boulevard Saguenay en 1972 a amen\u00e9 un important remplissage le long de la berge et une modification de la configuration du site. Ces travaux ont suscit\u00e9 la premi\u00e8re vague de recherches arch\u00e9ologiques de 1969 \u00e0 1972. Selon R. Simard, la nouvelle route a entam\u00e9 environ le 3\/10 de la superficie originelle du terrain du poste.<\/p>\n<p>Le site fut d\u00e9sign\u00e9 lieu historique national en 1972 et class\u00e9 site historique en 1984. Sa valeur patrimoniale repose sur son importance historique comme \u00e9tablissement cl\u00e9 servant au commerce des fourrures, puis sur son int\u00e9r\u00eat arch\u00e9ologique, en tant que t\u00e9moin des activit\u00e9s humaines qui s\u2019y sont d\u00e9roul\u00e9es au cours de la pal\u00e9ohistoire et \u00e0 l\u2019\u00e9poque historique. Ses vestiges illustrent les fonctions r\u00e9sidentielle, commerciale, artisanale, agricole et religieuse du poste, ainsi que les activit\u00e9s associ\u00e9es \u00e0 un lieu de halte pour les Premi\u00e8res Nations depuis 5 000 ans AA. Finalement, le site a \u00e9galement h\u00e9berg\u00e9 l\u2019une des principales missions du Domaine du Roi et est consid\u00e9r\u00e9 aujourd\u2019hui comme le lieu de naissance de la ville de Chicoutimi.<\/p>\n<p>Les interventions arch\u00e9ologiques r\u00e9alis\u00e9es sur le site du Poste de traite de Chicoutimi en 2004, puis de 2013 \u00e0 2019, s\u2019ins\u00e8rent dans un projet de mise en valeur de ce lieu historique, en vue de son int\u00e9gration dans un circuit r\u00e9cr\u00e9otouristique et sa pr\u00e9sentation dans le cadre d\u2019une exposition permanente. Ce projet, pilot\u00e9 par la Ville de Saguenay, en collaboration avec la Pulperie de Chicoutimi\/ mus\u00e9e r\u00e9gional et le LHASO de l\u2019Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Chicoutimi, a pour but principal de mettre au jour des traces arch\u00e9ologiques rappelant les principales facettes de l\u2019histoire du lieu, d\u2019inciter la fr\u00e9quentation et l\u2019appr\u00e9ciation du lieu par les citoyens et visiteurs et d\u2019assurer la protection et la mise en valeur des vestiges significatifs. Entre 2014 et 2019, des visites guid\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es en collaboration avec la Pulperie et une activit\u00e9 de participation aux fouilles par le public a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e par la municipalit\u00e9 et le LHASO. Il n\u2019y a pas eu de fouilles en 2020 et en 2021 en raison de la COVID-19, mais il est pr\u00e9vu de relancer le projet terrain en 2023. La population ayant acc\u00e8s au site arch\u00e9ologique, l\u2019aspect de la diffusion et de la m\u00e9diation culturelle en arch\u00e9ologie apporte une dimension int\u00e9ressante au projet, car peu de site au Qu\u00e9bec ont la chance d\u2019\u00eatre accessibles au public. La d\u00e9mystification de l\u2019arch\u00e9ologie fait partie des pr\u00e9occupations de l\u2019\u00e9quipe d\u2019arch\u00e9ologues du LHASO.<\/p>\n<p>Le Laboratoire d\u2019arch\u00e9ologie (LHASO) de l\u2019Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Chicoutimi a \u00e9t\u00e9 mandat\u00e9 pour r\u00e9aliser le volet arch\u00e9ologique du projet. L\u2019\u00e9quipe de terrain comprend un-une charg\u00e9e de projet et deux adjoints-es, ainsi que quatre \u00e9tudiants-es-techniciens-nes qui ont tout d\u2019abord particip\u00e9 \u00e0 la fouille dans le cadre du stage en arch\u00e9ologie offert aux \u00e9tudiants-es de l\u2019Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Chicoutimi avant d\u2019\u00eatre engag\u00e9s-es. Les milliers d\u2019objets recueillis depuis 2013 se retrouvent actuellement au LHASO.<\/p>\n<p>Finalement, une demande MITACS en partenariat avec la ville de Saguenay dont le principal objectif est de mettre en valeur et de diffuser les r\u00e9sultats des fouilles arch\u00e9ologiques effectu\u00e9es depuis 2013 a \u00e9t\u00e9 soumise et obtenue en 2022. Cette bourse qui s\u2019accompagne en plus d\u2019une subvention par la ville de Saguenay va permettre \u00e0 trois \u00e9tudiants.es du premier et du second cycle de travailler. Ce projet, dont je suis le responsable, s\u2019inscrit dans la nouvelle mouture du baccalaur\u00e9at en histoire o\u00f9, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du professeur Alexandre Dub\u00e9, la gestion du patrimoine sera l\u2019une des nouvelles avenues explor\u00e9es.<\/p>\n<p><strong><u>Projet B<\/u><\/strong><u>\u00a0: Pouvoir d\u2019eaux r\u00e9gionaux et village de Saint-\u00c9tienne \u00e0 Petit-Saguenay<\/u><\/p>\n<p>Notons que cette sp\u00e9cialit\u00e9 en arch\u00e9ologie historique\/industrielle d\u00e9velopp\u00e9e par le LHASO au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es a entra\u00een\u00e9 dans son sillage l\u2019inscription de deux \u00e9tudiantes \u00e0 la ma\u00eetrise sur mesure dont les sujets sont directement en lien avec l\u2019arch\u00e9ologie industrielle\/historique. Les sujets de ces deux \u00e9tudiants s\u2019inscrivent dans la programmation de recherche du LHASO<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, madame Gis\u00e8le Pi\u00e9dalue, dans le cadre de son projet de m\u00e9moire de ma\u00eetrise va proc\u00e9der \u00e0 l\u2019inventaire de la totalit\u00e9 des pouvoirs d\u2019eau ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9s sur les rivi\u00e8res du bassin hydrographique de la rivi\u00e8re Saguenay (incluant le lac Saint-Jean) depuis le XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui. Dans le cadre de ce m\u00e9moire, l\u2019\u00e9tudiante, qui sera support\u00e9e par mes fonds de recherche, proc\u00e9dera aux recherches historiques permettant de documenter et de localiser chacune des infrastructures. Cet exercice th\u00e9orique sera doubl\u00e9 de visites sur le terrain afin de (1) constater l\u2019\u00e9tat des lieux et (2) de proc\u00e9der \u00e0 des inventaires par sondages afin de d\u00e9terminer si un potentiel arch\u00e9ologique demeure. L\u2019un des objectifs de cet exercice est de fournir aux diff\u00e9rentes municipalit\u00e9s r\u00e9gionales des informations sur leur pass\u00e9 industriel et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, les donn\u00e9es permettant une \u00e9ventuelle mise en valeur r\u00e9cr\u00e9otouristique.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, madame Virginie Boissonneault, \u00e9galement dans le cadre d\u2019un projet de ma\u00eetrise, va s\u2019attarder \u00e0 redonner vie au village de l\u2019anse Saint-\u00c9tienne situ\u00e9 sur l\u2019actuelle territoire municipalis\u00e9 de Petit-Saguenay. Ce village, b\u00e2ti par la compagnie Price lors de l\u2019exploitation foresti\u00e8re de la r\u00e9gion au courant du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, occupait une position strat\u00e9gique pour l\u2019arriv\u00e9e des arbres lors de la drave et l\u2019exportation de ces m\u00eames arbres vers Qu\u00e9bec. Apr\u00e8s avoir br\u00fbl\u00e9 en 1900, le village fut abandonn\u00e9, puis finalement enseveli suite \u00e0 un important glissement de terrain.<\/p>\n<p>Or, \u00e0 ce jour, n\u2019existe que tr\u00e8s peu de documentation sur ce village et son organisation. Les quelques photos existantes sont surtout des photos du quartier des ouvriers. Sur ces m\u00eames photos, il est possible de voir une petite partie de la ferme. Le principal objectif de cette recherche support\u00e9e par la municipalit\u00e9 de Petit-Saguenay et la MRC du Fjord-du-Saguenay, dans le cadre d\u2019une bourse MITACS \u00e0 laquelle s\u2019ajoute mes fonds de recherche sera, \u00e0 partir de donn\u00e9es ethnoarch\u00e9ologiques et ethnohistoriques, de poser les fondations pour des projets plus ambitieux de la MRC du Fjord-du-Saguenay et de la municipalit\u00e9 de Petit-Saguenay, auxquels participeraient le LHASO, visant \u00e0 faire de ce lieu un attrait touristique r\u00e9gional majeur.<\/p>\n<p>De cette fa\u00e7on, tant mesdames Pi\u00e9dalue que Boissonneault vont contribuer aux connaissances r\u00e9gionales dans ce domaine.<\/p>\n<h3>Axe 2\u00a0: Arch\u00e9ologie communautaire et d\u00e9veloppement de la recherche par et en collaboration avec les Premi\u00e8res Nations<\/h3>\n<p><u>Projet A: Les fouilles arch\u00e9ologiques sur la pointe de Mashteuiatsh (DdFb-18)<\/u><\/p>\n<p>Ce projet fait suite \u00e0 la d\u00e9couverte d\u2019un site d\u2019occupation ancestral par les membres des Premi\u00e8res Nations \u00e0 Mashteuiatsh (Pekuakamiulnuatsh) au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9 2017. Situ\u00e9 sur le terrain de l\u2019ancien magasin g\u00e9n\u00e9ral de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson, un site arch\u00e9ologique fut d\u00e9couvert suite \u00e0 la d\u00e9molition du b\u00e2timent commercial Axep en juin 2017.<\/p>\n<p>Le conseil de bande de Mashteuiatsh a alors mandat\u00e9 le LHASO pour effectuer une fouille arch\u00e9ologique partielle du site d\u00e8s l\u2019automne 2017. Les artefacts retrouv\u00e9s lors des fouilles partielles et analys\u00e9s au LHASO d\u00e9montraient plusieurs p\u00e9riodes d\u2019occupation, la plus ancienne datant de plus de 5 000 ans.\u00a0 Selon le rapport, ce site pr\u00e9sente un fort potentiel arch\u00e9ologique, notamment parce qu\u2019on y retrouve plusieurs foyers de combustion, des \u00e9cofacts et des artefacts provenant non seulement des activit\u00e9s du magasin g\u00e9n\u00e9ral de la compagnie de la Baie d\u2019Hudson, mais \u00e9galement de la pal\u00e9ohistoire. <a href=\"https:\/\/www.mashteuiatsh.ca\/messages-aux-pekuakamiulnuatsh\/actualites\/2278-poursuite-des-fouilles-archeologiques-a-mashteuiatsh.html\">https:\/\/www.mashteuiatsh.ca\/messages-aux-pekuakamiulnuatsh\/actualites\/2278-poursuite-des-fouilles-archeologiques-a-mashteuiatsh.html<\/a><\/p>\n<p>Les travaux ont pu se poursuivre, quoiqu\u2019\u00e0 une \u00e9chelle plus r\u00e9duite, en 2020 et en 2021. Ce projet auquel participait le Laboratoire d&#8217;histoire et d&#8217;arch\u00e9ologie du Subarctique oriental de l&#8217;UQAC (LHASO) a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire et d\u2019arch\u00e9ologie de Mashteuiatsh (SHAM). Financ\u00e9 par Patrimoine Canada (2020), par le Secr\u00e9tariat aux Affaires autochtones du Qu\u00e9bec (2021) et par le Conseil de bande de Mashteuiatsh (2020-2021), l\u2019un des objectifs principaux de la recherche \u00e9tait de reconstituer l\u2019occupation humaine du lieu \u00e0 partir des vestiges arch\u00e9ologiques abandonn\u00e9s sur place. De juin \u00e0 septembre 2020, une \u00e9quipe d\u2019arch\u00e9ologues de l\u2019UQAC, d\u2019arch\u00e9ologues de la communaut\u00e9 et des \u00e9tudiants du stage en arch\u00e9ologie de l\u2019UQAC ont effectu\u00e9 des fouilles.\u00a0Un autre objectif de cette activit\u00e9 est de contribuer \u00e0 la formation d\u2019une main-d\u2019\u0153uvre ilnu en mati\u00e8re d\u2019arch\u00e9ologie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Axe 3\u00a0: Mise en place de partenariats, sensibilisation et diffusion du patrimoine arch\u00e9ologique<\/h3>\n<p><u>Projet\u00a0A\u00a0: Partenariat entre le LHASO et Rio-Tinto (ALCAN)<\/u><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/energie.riotinto.com\/donnees\/fichiers\/Actualite\/2019\/Rapport_suivi_PSBLSJ_2018_finale_MELCC_20190718.pdf\">https:\/\/energie.riotinto.com\/donnees\/fichiers\/Actualite\/2019\/Rapport_suivi_PSBLSJ_2018_finale_MELCC_20190718.pdf<\/a><\/p>\n<p>La richesse arch\u00e9ologique et historique des berges du lac Saint Jean est reconnue. D\u00e8s les ann\u00e9es 1960, des arch\u00e9ologues amateurs faisaient d\u00e9j\u00e0 mention de nombreuses d\u00e9couvertes r\u00e9alis\u00e9es sur les berges et de ses affluents, en particulier au printemps alors que le niveau du r\u00e9servoir est bas. Ce sont ainsi plus de 400 sites qui furent d\u00e9couverts dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Lors de l\u2019arriv\u00e9e d\u2019Alcan dans la r\u00e9gion, l\u2019impact que pouvaient avoir le d\u00e9veloppement industriel sur l\u2019environnement et ces vestiges \u00e9taient donc d\u00e9j\u00e0 connus. Au milieu des ann\u00e9es 1980, bien que la notion de conservation du patrimoine ne f\u00fbt pas encore bien int\u00e9gr\u00e9e chez les industriels, Alcan (Rio Tinto) a \u00e9t\u00e9 un pr\u00e9curseur en s\u2019assurant que dans le cadre de son Programme de stabilisation des berges, la ressource arch\u00e9ologique soit consid\u00e9r\u00e9e \u00e0 sa juste valeur. D\u00e8s 1991 s\u2019est amorc\u00e9 un partenariat entre Rio Tinto et le LHASO afin de s\u2019assurer d\u2019une continuit\u00e9 au niveau des interventions annuelles.<\/p>\n<p>Depuis 1991, et un peu plus d\u2019un demi-million de dollars plus tard, plus de 30 campagnes d\u2019inventaire et d\u2019inspection visuelle ainsi que quelques activit\u00e9s de fouilles arch\u00e9ologiques et autres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es afin de pr\u00e9server de multiples sites arch\u00e9ologiques (pi\u00e8ces 2.1.3a \u00e0 2.1.3e). Ces interventions ont d\u2019ailleurs men\u00e9 \u00e0 la d\u00e9couverte de nombreux sites arch\u00e9ologiques, en plus de contribuer \u00e0 mieux comprendre ceux d\u00e9j\u00e0 connus.<\/p>\n<p><u>Projet\u00a0B\u00a0: Partenariat entre le LHASO et le site de la Nouvelle-France (SNF)<\/u><\/p>\n<p>Selon les avis \u00e9nonc\u00e9s par la firme Ethnoscop (1990), appuy\u00e9s par des d\u00e9couvertes fortuites, les dirigeants de la Soci\u00e9t\u00e9 touristique de l&#8217;Anse-\u00e0-la-Croix ont convenu en 1996 d&#8217;annexer aux activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9otouristiques du site une facette arch\u00e9ologique. Les recherches arch\u00e9ologiques estivales effectu\u00e9es de fa\u00e7on presque continue depuis cette ann\u00e9e-l\u00e0 en collaboration avec le LHASO ont ainsi permis de documenter un secteur de la rivi\u00e8re Saguenay dont les grandes lignes de l&#8217;occupation humaine \u00e9taient encore inconnues. On parle ainsi d&#8217;une occupation, sur place, depuis le milieu du quatri\u00e8me mill\u00e9naire B.C. jusqu&#8217;\u00e0 nos jours. Cinq sites ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 ce jour r\u00e9pertori\u00e9s et l&#8217;un d&#8217;entre eux a livr\u00e9 plus de 66 000 vestiges arch\u00e9ologiques (t\u00e9moins lithiques, c\u00e9ramiques et fragments osseux) qui livrent de pr\u00e9cieux indices sur l&#8217;identit\u00e9 des occupants et de leurs activit\u00e9s \u00e0 l&#8217;Anse-\u00e0-la-Croix.<\/p>\n<p>Depuis 1996, plus de 440 m<sup>2<\/sup> ont ainsi \u00e9t\u00e9 excav\u00e9s sur quelques sites arch\u00e9ologiques de l\u2019Anse-\u00e0-la-Croix. Plus de 100 000 pi\u00e8ces ont \u00e9t\u00e9 recueillies en ce lieu qui, \u00e0 l&#8217;origine, ne montrait pas un tr\u00e8s fort potentiel arch\u00e9ologique. M\u00eame apr\u00e8s 20 ann\u00e9es de fouilles les lieux offrent encore un fort potentiel de fouilles.<\/p>\n<p>Pr\u00e9alablement \u00e0 1996, aucun site majeur n\u2019\u00e9tait connu sur les berges du Bas Saguenay. La contribution des sites d\u00e9couverts depuis lors a trait aux sch\u00e8mes d\u2019\u00e9tablissements des populations pal\u00e9ohistoriques et protohistoriques circulant \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du fjord du Saguenay au cours des cinq derniers mill\u00e9naires. Les seules donn\u00e9es provenant de l\u2019Anse-\u00e0-la-Croix informent non seulement sur les populations elles-m\u00eames, mais soulignent l\u2019adaptabilit\u00e9 des cultures am\u00e9rindiennes de la Pal\u00e9ohistoire qui, \u00e0 75 kilom\u00e8tres \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur des terres, dans un environnement qui, sans \u00eatre totalement diff\u00e9rent, n\u2019en demeure pas moins plus rigoureux, vont tenter de fabriquer de la c\u00e9ramique, \u00e9riger un ou plusieurs abris, tout en exploitant des ressources de riches territoires \u00e0 peu pr\u00e8s inexploit\u00e9s. Les occupants qui, d\u2019avant 3000 A.A. jusqu\u2019au d\u00e9but de la p\u00e9riode du Contact, ont foul\u00e9 du pied l\u2019Anse-\u00e0-la-Croix, ont la plupart du temps ajout\u00e9 ce lieu \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un cycle de transhumance bien plus vaste qui devait inclure la rivi\u00e8re Sainte-Marguerite en aval et la rivi\u00e8re Chicoutimi en amont. De tout temps, ces visiteurs de passage demeuraient tr\u00e8s m\u00e9ridionaux dans leurs comportements, ayant peu de contacts avec les groupes de l&#8217;int\u00e9rieur des terres, notamment ceux du Haut-Saguenay (Saguenay rivi\u00e8re) et du Lac-Saint-Jean. Ce projet a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 plusieurs articles et a fait l\u2019objet d\u2019un m\u00e9moire de ma\u00eetrise \u00e0 l\u2019UQAC.<\/p>\n<p>Sur ce site touristique nos activit\u00e9s scientifiques se superposent \u00e0 des objectifs de diffusion. Ainsi, chaque ann\u00e9e depuis 1996 (\u00e0 l\u2019exception de 2020 \u00e0 2022), plusieurs centaines de milliers de touristes sont venus nous rencontrer directement sur les chantiers de fouilles (voir dossier de presse, tableau 7). Au cours de ces rencontres, nous expliquons pendant une vingtaine de minutes \u00e0 chaque groupe de touristes les rudiments de la discipline et les r\u00e9sultats des fouilles. Une petite exposition a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e afin de pr\u00e9senter les principaux objets d\u00e9couverts depuis 1996. En surplus, nous avons la responsabilit\u00e9 au cours du mois de juin de recevoir des jeunes de nombreuse \u00e9coles primaires de la r\u00e9gion et de l\u2019ext\u00e9rieur dans le cadre de leur sortie de fin d\u2019ann\u00e9e. Nous avons d\u00e9velopp\u00e9 une exp\u00e9rience ludique de fouille avec les jeunes afin de leur enseigner les m\u00e9thodes utilis\u00e9es par les arch\u00e9ologues. Sur la base des tr\u00e8s nombreuses r\u00e9servations effectu\u00e9es aupr\u00e8s du site touristique et les commentaires des professeurs, l\u2019activit\u00e9 pla\u00eet beaucoup aux jeunes.<\/p>\n<p>En 2023, riche d\u2019une subvention importante qui va permettre de remettre \u00e0 neuf les infrastructures du site, le SNF va rouvrir et compte bien mettre l\u2019arch\u00e9ologie au centre de ses produits de diffusion. La collaboration avec le LHASO va donc se poursuivre, non pas seulement au niveau arch\u00e9ologique mais \u00e9galement au niveau de la mise en valeur historique, ce qui constitue une porte d\u2019entr\u00e9e int\u00e9ressante pour nos \u00e9tudiants.es en arch\u00e9ologie et en histoire. Ma pr\u00e9sence au sein du conseil d\u2019administration de l\u2019organisme permet d\u2019ailleurs de renforcer le partenariat de recherche.<\/p>\n<p><u>Projet\u00a0C\u00a0: Partenariat entre le LHASO et le Parc r\u00e9gional des Grandes Rivi\u00e8res<\/u><\/p>\n<p>Ce projet qui en est \u00e0 ses tout d\u00e9buts vise \u00e0 fournir au Parc r\u00e9gional des Grandes rivi\u00e8res du Lac Saint-Jean un corpus de donn\u00e9es historiques et arch\u00e9ologiques dans le cadre de son d\u00e9veloppement r\u00e9cr\u00e9otouristique. Au centre du Parc se trouve en effet le lac \u00e0 Jim, secteur dont l\u2019histoire tant pal\u00e9ohistorique qu\u2019historique demeure encore \u00e0 \u00eatre document\u00e9e, mais dont le potentiel semble particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re partie de ce projet a \u00e9t\u00e9 support\u00e9e par une contribution du site \u00e0 la base d\u2019une subvention MITACS de $45\u00a0000. Deux \u00e9tudiants.es en ma\u00eetrise et une au doctorat ont \u00e9t\u00e9 boursiers.es dans le cadre de ce projet qui s\u2019est amorc\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2022. En plus de r\u00e9pondre aux besoins de l\u2019organisme r\u00e9gional, le projet s\u2019inscrit \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du projet doctorale de l\u2019une des \u00e9tudiantes boursi\u00e8res.<\/p>\n<h3>Axe 4\u00a0: Int\u00e9gration des m\u00e9thodes scientifiques \u00e0 l\u2019arch\u00e9ologie et transdisciplinarit\u00e9 des connaissances<\/h3>\n<p><u>Projet A: G\u00e9omatique appliqu\u00e9e \u00e0 l\u2019arch\u00e9ologie<\/u><\/p>\n<p>La spatialisation des connaissances arch\u00e9ologiques est depuis longtemps un enjeu en arch\u00e9ologie. Dans un premier temps, elle permet la mise en contexte des vestiges d\u00e9couverts inter et extra-sites afin de comprendre la nature des occupations, leur contexte chronologique et leur dimension socio-environnementale. Dans un deuxi\u00e8me temps, elle permet de mitiger les dommages caus\u00e9s au site lors de l\u2019intervention pour ne pas le d\u00e9truire, marque de la nature professionnelle du travail arch\u00e9ologique. Si cette spatialisation se limitait autrefois g\u00e9n\u00e9ralement aux plans, relev\u00e9s, notes et photographies, les avanc\u00e9es technologiques permettent maintenant d\u2019aborder cette dimension sous de nouveaux angles, nombreux et diversifi\u00e9s. Depuis quelques ann\u00e9es, les chercheurs du Laboratoire utilisent ainsi les divers outils de la g\u00e9omatique afin de faire \u00e9voluer leur pratique, maximiser la valeur patrimoniale de leur travail et optimiser la gestion des informations pour leur utilisation et leur p\u00e9rennit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c0 titre d\u2019exemple de cette utilisation des technologies de la g\u00e9omatique, il est possible de soulever l\u2019utilisation des syst\u00e8mes d\u2019information g\u00e9ographique (SIG) et la cr\u00e9ation de base de donn\u00e9es pour la gestion des connaissances au niveau des diff\u00e9rentes paliers municipaux et r\u00e9gionaux, la mod\u00e9lisation 3D des interventions pour le calcul volum\u00e9trique et l\u2019immortalisation num\u00e9rique des vestiges et d\u00e9couvertes, la cr\u00e9ation d\u2019une plateforme web de diffusion et de gestion des donn\u00e9es, la g\u00e9olocalisation de plans anciens, la cr\u00e9ation d\u2019une application mobile en appui aux inventaires arch\u00e9ologiques et la modernisation des outils et m\u00e9thodes de fouille et de g\u00e9olocalisation. Plusieurs de ces approches ont \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es lors des travaux sur les sites du poste de traite de Chicoutimi, Mashteuiatsh et des diff\u00e9rentes \u00e9coles de fouilles. L\u2019enjeu de ces efforts ne repose toutefois pas uniquement dans l\u2019utilisation de ces outils de mani\u00e8re ponctuelle, mais dans leur application r\u00e9p\u00e9t\u00e9e afin de moderniser la discipline et ainsi faire \u00e9voluer l\u2019application de l\u2019arch\u00e9ologie en r\u00e9gion et au Qu\u00e9bec. Sous ces divers aspects, le laboratoire d\u2019arch\u00e9ologie cherche donc \u00e0 faire \u00e9voluer la pratique terrain, mais \u00e9galement \u00e0 faire en sorte que les retomb\u00e9es du travail des chercheurs ne s\u2019arr\u00eatent pas en laboratoire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Projet B\u00a0: DARQ : Dater l\u2019Art Rupestre au Qu\u00e9bec <\/u><a href=\"https:\/\/www.frqsc.gouv.qc.ca\/en\/la-recherche\/la-recherche-financee-par-le-frqsc\/projets-de-recherche\/projet\/darq-dater-l-art-rupestre-au-quebec-m2gxgud31594825222563\">https:\/\/www.frqsc.gouv.qc.ca\/en\/la-recherche\/la-recherche-financee-par-le-frqsc\/projets-de-recherche\/projet\/darq-dater-l-art-rupestre-au-quebec-m2gxgud31594825222563<\/a><\/p>\n<p>Fonds de recherche : Subvention Audace du FRQSC (2020-2022)<\/p>\n<p>Chercheur sciences appliqu\u00e9es : L. Paul B\u00e9dard (UQAC)<\/p>\n<p>Chercheur sciences humaines: Erik Langevin (UQAC)<\/p>\n<p>Collaboratrices: Adelphine Bonneau (Sherbooke\/University of Oxford) et Ruth Ann Armitage (Eastern Michigan University, USA)<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab Archaeometry \u00bb de la NSF (Ruth Ann Armitage et Adelphine Bonneau)<\/p>\n<p>Dater l\u2019art rupestre est une donn\u00e9e essentielle pour son interpr\u00e9tation, mais c\u2019est aussi une des plus difficiles \u00e0 obtenir en raison de sa sacralit\u00e9 (autant ethnographique que scientifique). Dans ce projet de recherche, une nouvelle m\u00e9thode de datation sera d\u00e9velopp\u00e9e. Appel\u00e9e datation par les halos de dommages radioactifs (HDR), elle repose sur l\u2019irradiation tr\u00e8s ponctuelle de grains de quartz pr\u00e9sents dans la peinture par des min\u00e9raux radioactifs pr\u00e9sents dans la roche, support des peintures. Cette m\u00e9thode permettrait ainsi d\u2019obtenir l\u2019\u00e2ge exact des peintures, c\u2019est-\u00e0-dire du moment de leur r\u00e9alisation, et non un terminus post ou ante quem, tels que ceux obtenus par les m\u00e9thodes du radiocarbone et des s\u00e9ries de l\u2019uranium. Par ailleurs, les \u00e9chantillons n\u00e9cessaires seraient de la taille d\u2019une t\u00eate d\u2019\u00e9pingle, permettant de produire plusieurs dates sur une m\u00eame figure et ainsi de v\u00e9rifier la fiabilit\u00e9 de la m\u00e9thode et des dates obtenues. Cette nouvelle m\u00e9thode s\u2019int\u00e8gre dans un protocole de caract\u00e9risation de la peinture d\u00e9j\u00e0 \u00e9prouv\u00e9 sur de nombreux sites rupestres partout dans le monde (par Adelphine Bonneau), permettant sur un m\u00eame \u00e9chantillon la collecte d\u2019informations sur la recette de peinture, sur la transformation de la mati\u00e8re colorante (et \u00e9ventuellement sa provenance) et sur son \u00e2ge.<\/p>\n<p>En parall\u00e8le des HDR, les \u00e9chantillons seront soumis \u00e0 une datation par le radiocarbone via une extraction sous plasma d\u2019oxyg\u00e8ne. Cette partie est financ\u00e9e par une subvention \u00ab Archaeometry \u00bb de la National Science Foundation des \u00c9tats-Unis, dont Ruth Ann Armitage est la chercheuse principale, et Adelphine Bonneau la co-chercheuse.<\/p>\n<p>Ce projet de recherche a \u00e9t\u00e9 soumis au FQR dans le cadre du programme Audace \u00e0 l\u2019automne 2019 par Paul B\u00e9dard du DSA et moi-m\u00eame. En 2020, suivant les trois \u00e9tapes de la s\u00e9lection, nous avons eu le plaisir d\u2019\u00eatre retenu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Projet C\u00a0: \u00c9laboration d\u2019une collection de r\u00e9f\u00e9rence osseuse<\/u><\/p>\n<p>Chercheur principal : \u00c9rik Langevin (UQAC)<\/p>\n<p>Co-chercheur : Martin Tremblay (\u00e9tudiant UQAC)<\/p>\n<p>\u00c9tudiant en ma\u00eetrise\u00a0: William Simard (UQAC, automne 2023)<\/p>\n<p>Lors des fouilles arch\u00e9ologiques, il est d\u2019usage de retrouver des fragments osseux qui sont de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale les restes des repas de ceux qui ont occup\u00e9 les lieux que ce soit il y a 100 ou 5000 ans. Ces ossements, qui peuvent se retrouver sous diff\u00e9rentes formes, comptent parmi les indices les plus importants lorsque vient le temps de reconstituer le mode de vie des populations anciennes. Bien au-del\u00e0 de ce que ces gens ont pu manger, ces ossements permettent de d\u00e9terminer la saisonnalit\u00e9 d\u2019occupation, la fonction d\u2019un lieu, les techniques de pr\u00e9dation, les \u00e9tapes de pr\u00e9paration des captures, voire, dans certains cas, certains aspects des croyances id\u00e9ologiques.<\/p>\n<p>Or, pour arriver \u00e0 obtenir ces informations, il convient de pouvoir identifier les esp\u00e8ces captur\u00e9es pour fins de comparaisons entre l\u2019os d\u00e9couvert et l\u2019os au naturel. Au Qu\u00e9bec ne se trouve pour ainsi dire que deux collections de r\u00e9f\u00e9rences se trouvant pour l\u2019une \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al et l\u2019autre \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Laval. La consultation de ces collections est payante et n\u00e9cessite que l\u2019on fasse affaire avec le personnel responsable dans ces deux universit\u00e9s. Or, une telle consultation revient, en termes \u00e9conomiques, \u00e0 plus d\u2019un dollar par os avec un d\u00e9lai de production du rapport qui peut d\u00e9passer une ann\u00e9e. Au cours des ann\u00e9es, cette situation a engendr\u00e9 pour nous plusieurs probl\u00e8mes. Prenons en exemple les fouilles arch\u00e9ologiques effectu\u00e9es sur la rivi\u00e8re Sainte-Marguerite qui ont produit pr\u00e8s d\u2019un million (1\u00a0000\u00a0000) de fragments osseux ou encore celles sur le poste de traite de Chicoutimi qui en ont produit plusieurs dizaines de milliers. Il nous \u00e9tait d\u00e8s lors impossible de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019analyse de ces importants vestiges.<\/p>\n<p>Au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es nous avons donc d\u00e9cid\u00e9 de mettre sur pieds notre propre collection de r\u00e9f\u00e9rence. Notre pr\u00e9tention n\u2019est pas d\u2019avoir un \u00e9chantillon de l\u2019ensemble de la faune du Qu\u00e9bec, mais surtout des animaux susceptibles de se retrouver dans les collections arch\u00e9ologiques du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Gr\u00e2ce \u00e0 la collaboration des Premi\u00e8res Nations de Mashteuiatsh, d\u2019Essipit et de Pessamit, du zoo de Saint-F\u00e9licien, du Minist\u00e8re de la faune, des for\u00eats et des parcs (MFFP), du Centre de Formation Professionnelle Jonqui\u00e8re (option boucherie) et de particuliers, les r\u00e9sultats sont \u00e9tonnants. \u00c0 ce jour, nous avons ainsi pu traiter 45 esp\u00e8ces (60 sp\u00e9cimens) sur la cinquantaine n\u00e9cessaire pour effectuer un bon travail.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Projet D: Perles de verre des occupations autour du Lac St Jean et de la Rivi\u00e8re Saguenay<\/u><\/p>\n<p>Co-chercheur : Adelphine Bonneau (UQAC)<\/p>\n<p>Co-chercheurs : Erik Langevin (UQAC) et Alexandre Dub\u00e9 (UQAC)<\/p>\n<p>Les perles de verre de facture europ\u00e9enne \u00e9taient des objets de pr\u00e9dilection pour la traite entre Europ\u00e9ens et Am\u00e9rindiens depuis le XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle jusqu\u2019au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Circulant rapidement sur de vastes espaces, elles sont retrouv\u00e9es autant dans les postes de traite que sur les lieux d\u2019occupation des Premi\u00e8res Nations. Gr\u00e2ce \u00e0 leur \u00e9tude typologique et \u00e0 leur composition chimique, il est possible de reconstituer les r\u00e9seaux d\u2019approvisionnement depuis l\u2019Europe, puis les r\u00e9seaux d\u2019\u00e9change dans la r\u00e9gion du Saguenay-Lac-St-Jean, et m\u00eame \u00e0 plus grande \u00e9chelle au Qu\u00e9bec et au Canada. Cette \u00e9tude est coupl\u00e9e \u00e0 d\u2019autres similaires sur des sites de production et d\u2019occupation en Europe, ainsi qu\u2019\u00e0 une recherche dans les sources \u00e9crites et illustr\u00e9es (tableaux, actes notari\u00e9s, gravures, etc.) afin de mieux comprendre leur utilisation et surtout les go\u00fbts et les modes li\u00e9es aux types rencontr\u00e9s aux cours des \u00e2ges.<\/p>\n<p>L\u2019arriv\u00e9e (2021) du professeur historien Alexandre Dub\u00e9 au sein de l\u2019UESST devrait par ailleurs alimenter ce projet pour lequel il est pr\u00e9vu, avec M. Dub\u00e9, de pr\u00e9senter une demande de subvention sur ce th\u00e8me et celui plus large de la culture mat\u00e9rielle associ\u00e9e aux postes de traite aupr\u00e8s de grands organismes subventionnaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Projets de recherche Axe 1 : D\u00e9veloppement de la fili\u00e8re arch\u00e9ologie historique et industrielle au Saguenay-Lac-Saint-Jean Projet A\u00a0: Les fouilles arch\u00e9ologiques du site patrimonial du Poste de traite de Chicoutimi (DcEs-1) Le site patrimonial du Poste de traite de Chicoutimi est localis\u00e9 au confluent des rivi\u00e8res Saguenay et Chicoutimi. 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