Manek Kolhatkar
Professeur sous octroi au Département des humaines et sociales
Depuis 2006, mon parcours en archéologie m’a conduit à travailler dans une diversité de contextes (universitaire, privé-préventif, communautaire et associatif) qui structurent aujourd’hui ma manière d’aborder la recherche et le rôle social de l’archéologie au Québec. J’ai développé une expertise de terrain approfondie dans le Gespe’gewa’gi (Gaspésie), dans le Nutshimit (Côte-Nord) et à Tiohtià:ke (Montréal), tout en occupant des fonctions de coordination, d’analyse technologique (lithique), de conception d’ateliers publics, de recherche-action et collaborative, et de développement institutionnel.
Mon travail s’appuie sur une anthropologie des savoirs qui cherche à comprendre comment les pratiques archéologiques produisent de la connaissance, et comment cette connaissance peut être soutenue, partagée et gouvernée collectivement. Cette approche s’est construite au contact de milieux variés : institutions universitaires, équipes en archéologie préventive, organismes communautaires, communautés autochtones et réseaux bénévoles. Elle m’a permis de relier des enjeux concrets (conditions de travail, circulation des savoirs, gouvernance du patrimoine, pratiques matérielles) à des cadres analytiques mobilisant notamment le développement des compétences et l’apprentissage, les frictions épistémiques, et la création institutionnelle.
Au fil de mes projets, j’ai piloté des collaborations durables avec des partenaires autochtones et allochtones, mis en place des dispositifs de gouvernance partagée du patrimoine, et conçu des outils pédagogiques et numériques adaptés aux réalités locales de communautés parfois très éloignées, contribuant ainsi à renforcer leur capacité d’action autour de leurs savoirs et de leurs territoires.
Champs d’intérêt
- Archéologie
- Épistémologie
- Décolonisation
- Approches participatives